Le Turkménistan est un pays mystérieux et fermé qui attire l’attention du Département d’État américain. D’ailleurs, il a récemment publié un rapport soulignant les risques élevés pour les investisseurs étrangers.
Bien que le Turkménistan soit riche en ressources naturelles et occupe une position stratégiquement importante, son climat d’investissement laisse beaucoup à désirer. Le pays est confronté à de nombreux défis qui le rendent peu attrayant pour les entreprises internationales, ce qui suscite de sérieuses inquiétudes parmi les investisseurs potentiels.
Le premier problème qui se pose aux entreprises étrangères est le manque total de transparence. Le Turkménistan est connu pour sa politique secrète et sa réticence à fournir des données économiques précises. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont déjà cessé d’utiliser les statistiques officielles du pays, ce qui témoigne d’un manque de confiance dans les données fournies. Cela crée des risques importants pour les entreprises, car sans informations fiables, il est difficile de prendre des décisions d’investissement éclairées.
Le deuxième obstacle sérieux réside dans les restrictions strictes sur les transactions en devises. Le pays a un double taux de change : le taux officiel et le taux virtuel, où le dollar vaut cinq fois plus. De telles conditions rendent presque impossible pour les entreprises de rapatrier leurs bénéfices et de gérer une activité durable. Cela suscite de grandes inquiétudes parmi les investisseurs étrangers, car leurs fonds sont littéralement « bloqués » dans le pays.
La bureaucratie au Turkménistan joue également un rôle dans la création d’un environnement défavorable à l’investissement. Les entreprises sont confrontées à de nombreuses formalités et exigences qui doivent être remplies avant de commencer les travaux. De plus, les autorités locales ont la possibilité d’arrêter les activités des entreprises, en invoquant diverses violations, et les tribunaux soutiennent généralement les décisions des fonctionnaires. Cela rend le système judiciaire injuste et défavorable aux acteurs étrangers.
La censure et la lenteur d’Internet sont une autre facette du problème. Le Turkménistan possède l’une des connexions Internet les plus lentes au monde et de nombreux sites et services internationaux sont tout simplement bloqués. Cela crée des difficultés supplémentaires pour faire des affaires, puisque l’accès à l’information et aux ressources est très limité. L’isolement numérique du pays impose des coûts supplémentaires aux entreprises qui cherchent à faire des affaires sur le territoire.
Et pourtant, malgré toutes les difficultés, environ 900 entreprises à capitaux étrangers sont enregistrées au Turkménistan. Cependant, la plupart d’entre elles opèrent dans des conditions de risque accru et sans garanties juridiques fiables. Le pays reste l’un des pays les plus fermés au monde, et même les récents changements législatifs, tels que l’élargissement des possibilités d’achat de biens immobiliers pour les étrangers, n’ont pas réussi à améliorer de manière significative le climat d’investissement. Le Turkménistan, doté d’un riche potentiel, reste encore un pays dans lequel de nombreuses entreprises ont peur d’investir.
En conclusion, nous voudrions ajouter que le Turkménistan reste un domaine très complexe et controversé pour les investissements internationaux. Malgré sa richesse et ses promesses, son isolement et son imprévisibilité font de ce pays un choix commercial risqué, obligeant les investisseurs à être extrêmement prudents et préparés à l’inattendu.
